La vie de Amba Abraam, évêque de Fayoum et de Gizeh

Comméoration le 3 Paouna

Saint Abraham
Saint Abraham

Ce saint naquit en 1545 des martyrs (1829) dans la ferme de « Guélda » dans le district de « Mallawy » du gouvernorat de Minieh et il se prénommait Paul (Boulos).

Ses parents étaient pieux et lui donnèrent une éducation chrétienne et lui firent apprendre les sciences religieuses et les louanges de l’Eglise.

Ce saint ayant excellé dans ses études, anba Youssab, évêque de Sanbo, l’ordonna diacre pour l’église de Guélda.

Ayant été attiré par le monachisme, il se rendit au monastère al-Moharraq où il fut ordonné moine sous le nom de Boulos-Gabrial el-Meharraki (لس ) à l’âge de 19 ans.

Ce saint était humble, calme et s’isolait pour la prière. Pour cela il était aimé par tous les moines. Anba Yakobos (Jacob) de Minieh entendu parler de lui, le fit venir auprès de lui et le garda à son épiscopat pendant un certain temps. Pendant cette période il l’ordonna prêtre. Lorsque ce saint retourna à son monastère, ils se mirent d’accord pour qu’il soit l’abbé du monastère après le décès de leur ancien abbé.

A l’époque d’Anba Dimitrios, le 111ème patriarche, il fut promu higoumène et demeura 5 ans à la tête de ce monastère. A cette époque le monastère était devenu un refuge pour des milliers de pauvres au point qu’il fut surnommé le « père des pauvres et des malheureux ».

Pendant cette même période il s’efforçait d’améliorer l’état spirituel et matériel du monastère. Il augmenta les revenus du monastère en bonifiant ses terres agricoles.

Cependant certains moines considéraient qu’il gaspillait les biens du monastère en s’occupant des pauvres et des nécessiteux. Ils le dénoncèrent à Anba Marcos, l’évêque d’al-Béhéra, qui assurait l’intérim du patriarche à la suite du décès d’anba Dimitrios. Celui-ci accepta leur plainte et le démit de la fonction d’abbé du monastère.

L’higoumène Paul quitta ce monastère et se rendit à celui d'El-Baramous accompagné de moines qui n’étaient pas satisfaits de l’attitude des autres moines. Il y demeura quelque temps étudiant la Bible et enseignant aux moines. L’abbé de ce monastère était l’higoumène Youhanna (Jean) el-Nasikh qui fut sacré plus tard patriarche sous le nom de Kyrillos (Cyrille) V (112ème patriarche).

 

En 1597 des martyrs (1881) il fut choisi par anba Kyrillos V pour succéder à anba Isaak, l’évêque de Fayoum.

Il fut sacré sous le nom d’anba Abraham. Il fut célèbre pendant son épiscopat pour 2 choses :

 

1° Les dons qu’il faisait aux nombreux pauvres qui se rendaient à l’évêché et à qui il donnait ce qu’il possédait.

Il fit de l’évêché un refuge pour un grand nombre d’entre eux.

Il offrait des vêtements à ceux qui en étaient démunis et nourrissait les affamés.

Il n’acceptait jamais qu’on lui présente un repas plus copieux que celui qui leur était offert.

Il constata une fois que le repas qui lui était préparé était plus copieux que celui qui était offert aux pauvres.

Il en fut attristé et démit la moniale qui était chargée du repas des pauvres.

 

2° La prière dite avec Foi qui provoqua de nombreuses guérisons.

De nombreux malades venant d’origines et de religions diverses se rendaient auprès de lui pour recevoir sa bénédiction et obtenir la guérison.

 

 

Anba Abraham était un savant qui avait une connaissance approfondie de la Bible et il enseignait ses visiteurs. De plus il avait de grandes vertus notamment sa grande humilité, son désintérêt des plaisirs de ce monde et son détachement de ses gloires. Il ne mangeait et ne revêtait que le stricte nécessaire et n’était nullement attiré par les honneurs et les promotions.

Lorsque le patriarche voulut le promouvoir Métropolite, il refusa en disant que la Bible ne cite que la prêtrise et l’épiscopat. Parmi ses vertus on peut citer la sincérité extrême. Il disait la vérité quelle qu’elle soit et à qui que ce soit sans craindre personne. C’est pour cette raison que les métropolites et les évêques craignaient sa colère et cherchaient à lui donner satisfaction.

 

 

Anba Abraham décèda le 3 Baouna 1630 des martyrs (10 Juin 1914). La procession qui le porta à son tombeau était constituée de 10 mille personnes, des chrétiens et des musulmans. Il fut enterré dans le caveau qui lui était préparé au monastère de la vierge à el-Azab. De nombreux miracles émanèrent de son corps et son tombeau demeure un lieu de pèlerinage.

 

Que ses prières et ses bénédictions soient avec nous et gloire soient à notre Seigneur éternellement. Amen.


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